• 2018 mars / 82 x82 x6 cm carton résiné / sans titre

  • +/- 60 x60 x3 cm / opaline /04 /2018 /sans titre

  • Art UP de Lille /2018

oct. 2018 / REYAM Dany

FIGURATION / ABSTRACTION ?

2017 Sans titre
64 x64 x 8 cm
cellulose / acrylique

Kasimir Malevitch est en 1915 l'artiste qui amène l'abstraction sous sa forme  ultime, il fonde d'ailleurs à cette période un courant artistique qu'il dénome Suprématisme prétendant se poser comme modèle supérieur de la finalité artistique d'art pur. Son oeuvre se termine pour l'essentiel par son célèbre "carré blanc sur fond blanc" .  Robert Fludd en 1617, révéla le premier "carré noir".

De son coté  Frank Kupka  (décédé en 1957) considéré alors comme le maitre de l'abstraction se défend d'être un peintre abstrait, mais revendique l'expression d' Art non figuratif, ces deux exemples entre autres  nous démontrent la difficulté de répondre précisément à cette question d'ailleurs plutôt anecdotique pour l'artiste qui tend naturellement vers sa singularité.

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                  TOUCHER L'ABSTRACTION

        Il y a deux représentation possible en peinture, celle qui consiste à interpréter la nature qui nous entoure, ou celle d'interpréter sa nature profonde.                              

Par sa suggestion tactile et ses volumes, la perception ou l'identification de mon expression est plastiquement proche de la sculpture  alors que son inspiration est absolument informelle et subjective. Une interprétation sensuelle de l'objet, en dehors de toute dimension picturale se référant à un réalisme,  même transfiguré : pour en outrepasser la surface, ressentir sa tacticité ou son ordonnancement, sa configuration, sa charge, sa vie ...

La musique (classique en particulier) est un lien nécessaire à une méditation propice à la création, elle exacerbe ma perception,   définit la tonalité, l'accent, elle imprègne l'oeuvre  d'une mélodie qui ce mêle à la notre, celle qui fait ce que nous sommes .

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         La création par définition, me semble être synonyme d'invention, d'originalité, de progrés, de liberté et de distance aussi à ce qui est relativement commun et assimilé, une démarche intuitive, personnelle et solitaire. Appartenir à un mouvement ou à un groupe ne me séduit pas.

Reyam D 

 

papier résiné nacré ; sans titre 2016
hors tout longueur 225 cm ; diamètre +/- 20 cm / Galeries BARTOUX

Papier imprégné ; sans titre 100 x 100 x 13 cm
2004

2005 peinture sur métal 100 x 100 x 6
Reyam sans titre

2009 ; pvc thermoformé, peint : 100 x 100 x 6 cm
sans titre /collection particulière

Papiers résinés sur bois
2015 / sans titre / N°2

La psychanalyse ne découvre rien que les poètes n'aient préssenti depuis longtemps.

Venue des profondeurs indéchiffrables, l'oeuvre d'art est intraduisible par des mots qui découlent de la raison .   ( extrait:  Freud  et l'Art )

L'art est jubilatoire, la culture comme la psychanalyse sont des outils à l'interprétation des énigmes que les oeuvres renvoient quant à l'émotion qu'elles suscitent.

  • Corrélation de deux oeuvres

  • acier sur miroir 60x60 x 60 cm (h.tout)

  • acrylique/cellulose 60 x60 x 5 cm 2016

J'ai huit ans,(six sur la photo) quand la tragique réalité me pousse vers l'imaginaire .

INTROSPECTION

Se réfugier dans sa différence, l'exacerber, la revendiquer. Considérer sa nature sans complaisance et prendre conscience de sa géniale médiocrité,  sa puissante fragilité,  son avare générosité et de son honnête hypocrisie.

Enfin, appréhender sa solitude afin de légitimer la quête de pulsions empathiques, seul moyen, sans doute, d'excentrer l'épicentre nommé nombril.

Alors, serons nous des excentriques, d'extravagants altruistes.

Reyam D.   1999

 

 

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Opinion ...   extraits de Pierre Osenat  (SINUSOÏDES DE L'ART)

 

La faconde des sophistes en impose à l'incertitude de l'opinion , une société empêtrée dans ses contradictions, incohérente, en lisière de l'absurde  ne voit plus dans l'art qu'une valeur refuge proposée souvent par des sociétés à investissement ; la  peinture considérée comme un produit financier risque d'être un ersatz de marketing en quête de  yens et de dollars.

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Evidence ... 

Le collectionneur doit savoir lire une oeuvre d'art. L'artiste doit savoir l'écrire.

 

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                 Art attitude / Dandysme / cynisme  ou nouvelle piste ?

 L'Art est "une affaire sérieuse" qui convoque l'artiste, mais cette convocation le dépasse. Il est dans l'impossibilité de se saisir, sauf à se désoeuvrer.

 Substituer l'objet au sujet, attribuant au premier les vertus du second, pour le meilleur et pour le pire; l'oeuvre pour être divine, ne peut que se doubler de la possibilité de son absence: l'acte pur, véritablement divin supposant la puissance au négatif comme au positif.

 C'est ainsi que la neutralité dandie consomme la mort de l'historicité artistique, par sa propension à en tourner tous les items en effets de surface, et en ouvre l'intemporel registre létal.

 Entretien   Flash Art  /Milan 1986 ; J.M. Armleder avec  Christoph Schenker

 

 

 

 

Texte servant profil au concours ART PRICE LUXEMBOURG 2015

Galerie Lancelin /Luxembourg


Peintre / dessinateur figuratif (portrait et nu) de 1971 jusqu'aux années 90
   Mon désir de traduire l'objet sous sa forme objective nommé "le contenant" laissait place, depuis les années 90 à celui d'aller vers sa forme informelle et subjective "le contenu", sans pour autant opposer ces deux formes de représentation; dès lors s'échapper de la surface plane me paraissait nécessaire.

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 L'art, la science, la psychanalyse et la littérature sont des outils à l'interprétation des énigmes qui se posent à nous, certaines réponses s'approchent d'une vérité probable, parfois consensuelle, heureusement une part d'incertitudes subsiste, la notion du vide est de celles-là, induisant ses synonymes, ses aspects philosophiques, métaphoriques et ses interprétations plastiques.
  Scientifiques, essayistes, philosophes et artistes, ont, avec passion, beaucoup disserté sur la question. C'est vers l'âge de 8 ans, que cette notion s'imposait brutalement dans ma réalité, contrariant sans doute ma perception et par conséquent son expression, et dès ma période figurative, générait de fait, le besoin assez psychotique d'utiliser la pointe sèche pour creuser sillons et points dans l'épaisseur du papier, de sorte, que le blanc (vide) apparaisse après le  passage d'un graphite; un bel effet de surface, dans tous les sens du terme, qu'il me fallait dépasser. Depuis, cela se traduit par une expression abstraite combinant surface et support en une structure façonnée de reliefs multiples, parfois de perforations, de vides intermédiaires et d'interactions avec la lumière, une construction instinctive, tactile et organique, tandis que l'effet "all over" suggère l'interpénétration, la dominante bleue souvent utilisée, aide à sortir l'objet de sa réalité physique.

  Ma production n'est pas importante, moins d'une dizaine de pièces par an, j'aime aller à l'essentiel sans perdre le lien et ainsi me focaliser sur l'idée la plus apte, la plus forte, afin de conceptualiser la méthode et libérer l'action.
   La phase de construction demeure spontanée et jubilatoire, assez éloignée finalement d'une démarche intellectuelle, j'ignore précisément l'origine de cette exaltation, mais son achèvement provoque toujours un trouble particulier entretenu par l'enthousiasme de nouvelles perspectives .
    Ma façon d'être détermine l'unité de mes œuvres, je suis ce que je trouve et inversement. Les variables constituent cette unité.
Quasi permanente, la musique¨ participe intimement à ma création par son rythme, sa tonalité, sa charge et l'émotion qu'elle suscite.
   Je n'ai pas réalisé d'exposition signifiante depuis une dizaine d'années; retranché dans mon lieu de "travail", je reçois assez régulièrement quelques visites d'amateurs d'art, de passionnés et parfois de collectionneurs ; de ce retrait, j'apprends beaucoup.

     Néanmoins, je n'ai pas de perspective globale arrêtée, mes "travaux" malgré une source commune n'ont finalement qu'assez peu de liens picturaux entre eux, chaque objet est donc unique, il est l'élément partiel non fractal et pourtant complet d'un ensemble que je ne sais toujours pas nommer; ce qui rend improbable une production de série, d'où son faible volume, et le peu d'intérêt peut-être, par nombreuses galeries à mon semi-désœuvrement et sa valeur marchande.

 Demeure l'espoir que cette expression soit reçue comme une œuvre singulière, intemporelle et universelle, une expression simple, appréhendée au delà de la sphère ésotérique.
      Cependant, le fait que l'évolution génétique soit bien plus lente que l'évolution culturelle, se traduit chez moi, par l'impression d'appartenir encore à cette source primitive, en clair, j'apprends plus de Lascaux que de Picasso. L'absence d'influence particulière malgré une sincère admiration pour bon nombre d'artistes, révélation sans doute, d'une ignorance en histoire de l'art qui expliquerait cette pseudo liberté ainsi que ma résistance instinctive à une culture ressentie comme imposée, alors même que je ne peux la nier, aveu paradoxal qui démontre un nombrilisme naïf et inconvenant, ce que je peux évidemment assumer, tout comme celui d'être aussi le produit de cette culture.

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 Mes expositions étaient jusqu'en 2005 une réponse aux difficultés matérielles rencontrées. Aujourd'hui, un confort relatif m'apporte un peu de sérénité et l'instabilité dissipée fait place à une maturité qui se traduit par une création plus fluide, plus aboutie. Mon désir d'exposer n'est plus déterminé par des motivations liées à ma survie, mais par une volonté de partage et de communication qui me faisait défaut jusqu'alors.

Reyam Dany  Août 2015

 

 

 

 


 

 

                                                        Traduction Anglaise

 
 
 
 
 

108 x 108 x 12 cm / sans titre / avril 2016 / papier résiné / peinture / Galerie BARTOUX

  • papier imprégné sur bois
    sans titre / janvier 2016 /
    hauteur 220 cm

  • 100 x100 x 9 cm
    acrylique sur cellulose imprégnée / sans titre
    2016 /collection particulière

  • 100 x 75 x 10 cm
    cellulose / peinture
    collection particulière
    octobre 2014

  • Cacahuètes résinées/ 2001 /80 x80 / Collection particulière/

  • 40 x40 cm / sans titre/ technique mixte / 1997 /
    collection particulière

  • Papiers roulés (prospectus)
    2006 / 60 X 45 cm
    Collection particulière

Cellulose-polyester /résine / 2017 / sans titre / 80 x80 x 6 cm Galeries BARTOUX

2002/ Collection particulière / émail sur acier / 100 x100 x 4 cm / sans titre

  • 80 x 80 x 3cm/1990/acrylique sur pvc thermoformé / figuration libre ...dernier acte . Collection particulière

nov.- dec. 2018 / 160 x 160 x 6 cm / polyester-cellulose-peinture / sans titre / Galeries BARTOUX

Février 2019 / photo Maud le Nagard / œuvre 163 x163 x 10 cm / peinture sur polyester-cellulose /sans titre/ Galeries BARTOUX